Retrait des nuggets de poulet et cordons bleus de la plateforme d'achats

Agrilocal01 prône une alimentation de qualité, saine et durable. Afin de respecter ces valeurs, nous avons fait le choix de désactiver les nuggets de poulet et cordons bleus.

 

Agrilocal01 prône une alimentation de qualité, saine et durable. Afin de respecter ces valeurs, nous avons fait le choix de désactiver les nuggets de poulet et cordons bleus. Ces produits ultra-transformés sont pauvres en nutriments et vitamines. Ils sont retirés de la plateforme au profit d’aliments plus sains pour les convives.

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Consommé par les petits comme les grands, le cordon bleu est un produit industriel assez universel.. Et l'on découvre que, pour le produire, il faut beaucoup, beaucoup d'ingrédients. Une composition avec pas moins de trente ingrédients, alors qu'en théorie, cinq suffisent pour en faire un maison : une escalope, du fromage, du bacon, de la chapelure et un œuf. En France, 330 additifs sont autorisés dans nos assiettes, mais ce qu’on mesure mal encore, c’est l’effet cocktail : les interactions entre ces additifs et leurs effets sur la santé.

Pour en découvrir plus sur les pratiques de l'industrie :

La grande malbouffe, un documentaire de Maud Gangler et Martin Blanchard, diffusé le mardi 2 février 2021 sur Arte.

https://www.arte.tv/fr/videos/091150-000-A/la-grande-malbouffe/

 

Vous recherchez un produit plaisir pour régaler vos hôtes ?

Nous vous suggérons un Burger Frites 100% local et qualitatif avec :

-          du pain burger de votre artisan boulanger

-          de bons steaks hachés issus de nos fermes Aindinoises

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-          du comté (par exemple)

-          salades, oignons et tomates de nos maraîchers (selon la saison)

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Un peu d’histoire…

LES NUGGETS : UNE INVENTION POUR RELANCER LA CONSOMMATION DE POULET AUX ÉTATS-UNIS

Qui a pensé un jour à se débarrasser des os du poulet, l’un des seuls animaux que l’on dépiaute encore dans nos cuisines, pour le transformer en beignets ? L’idée est venue d’un scientifique états-unien spécialiste de la volaille, Robert C. Baker. Après la Seconde Guerre mondiale, les poulets sont vendus entiers par la plupart des bouchers. Dans une société où les femmes travaillent de plus en plus, les ménages délaissent alors la volaille pour des viandes plus faciles à consommer. Les producteurs du nord de l’État de New York sont au bord de la faillite, remarque le scientifique. Avec son équipe, il décide de se mettre en quête d’une nouvelle formule de consommation qui endiguerait ce fléau économique. Ils transforment alors le poulet en filets, en hot dogs, en conserve qu’ils testent chaque fois en magasin, surveillant de près les chiffres de vente.

Puis vient l’idée des beignets : mixer du blanc de poulet cru, ajouter du vinaigre et du sel pour ôter l’excédent d’eau, ajouter un peu de lait en poudre et de céréales, congeler les bâtonnets pour les solidifier, les enduire d’un mélange d’œufs et de chapelure, les congeler une seconde fois… Les premiers nuggets se tiennent et sont commercialisés avec succès en 1963. Ironie de l’histoire, les éleveurs du nord de l’État de New-York disparaitront quelques années plus tard, supplantés par les grosses fermes industrielles en mesure de répondre aux besoins grandissant de fabrication de nuggets. McDonald’s inscrit au menu de ses restaurants états-uniens ses propres Chicken McNuggets à partir de 1980.

 

L’HISTOIRE DES CORDONS BLEUS

« Mes chers enfants,

Je vais vous raconter une histoire belle, mais un peu triste.

C’était il y a fort longtemps, bien avant l’invention des surgelés et du four à micro-ondes.

A cette époque, il n’y avait ni pizzas sous cellophane, ni lasagnes en barquette. Les gens ne mangeaient pas encore avec des couverts en plastique, ni dans des assiettes en carton.

Ils allaient au marché pour acheter des produits frais. A la maison, ils cuisinaient sur des gazinières, et mangeaient tous ensemble autour d’une table. C’était il y a très longtemps, à une époque où même le Coca-Cola n’existait pas, et où les enfants buvaient de l’eau.

Une personne faisant très bien la cuisine était appelée « Cordon-Bleu ». Cette drôle d’expression se référait au ruban bleu que portaient les titulaires de l’Ordre du Saint-Esprit, la plus haute distinction de la monarchie créée par Henri III. A l’époque, ruban se disait « cordon », d’où l’expression « Cordon-Bleu ».

Un jour, l’un de ces cuisiniers exceptionnels inventa un moyen particulièrement délicieux de préparer les escalopes de veau.

Une « escalope » est une mince tranche de viande, qu’on fait en général revenir dans du beurre, avec de la chapelure pour que cela croustille. Les meilleures escalopes sont les escalopes de veau. Ce sont aussi les plus chères, le veau étant une viande tendre et savoureuse, très recherchée.

Au lieu de faire cuire les escalopes directement dans la poêle comme c’était l’habitude, ce cuisinier eut l’idée de mettre sur chaque escalope une tranche de succulent jambon et d’un délicieux fromage venu des alpages suisses, le gruyère. Puis il les plia en deux, les roula dans la chapelure et les fit cuire dans du beurre, avec du sel et du poivre. Il les servit accompagnées d’une sauce à la crème fraîche, aux échalotes et au vin blanc.

Comme vous l’imaginez, le résultat fut exquis : le fondant de l’escalope de veau était redoublé par celui du fromage de gruyère. Le jambon tiède au goût relevé donnait du caractère. Les convives furent enchantés. En la mémoire de ce cuisinier, qui était un « Cordon-Bleu », la recette fut baptisée « escalopes Cordon-Bleu » et devint un plat traditionnel français servi dans les grandes occasions.

Puis un jour, des personnes eurent l’idée de fabriquer directement des escalopes Cordon-Bleu dans des usines. Le succès fut immédiat : on s’aperçut que c’était un plat idéal pour la restauration collective. Le cuisinier n’avait qu’à ouvrir le paquet, mettre les escalopes Cordon-Bleu à chauffer, et hop, c’était terminé. C’était dans les années 1980.

Les escalopes Cordon-Bleu, qui avaient été rares jusque-là, devinrent un plat de base dans les cantines scolaires et dans les menus les moins chers des cafétérias.

« Les moins chers ? Mais comment est-ce possible ? »

C’est bien simple : le veau fut remplacé par du poulet, puis par de la dinde, et enfin par une pâte à base de viande reconstituée, bien moins chère encore. Le gruyère fut remplacé, comme dans les « Cheese Burger » de McDonald’s, par un liquide gluant rappelant le fromage fondu. Le jambon fut remplacé par de la dinde également, cuite avec des arômes et des colorants pour rappeler le goût du jambon. Seulement les gens ne s’en apercevaient pas vraiment puisque, de l’extérieur, les « Cordons-Bleus » (que l’on n’ose quand même plus trop appeler « escalopes »), avaient toujours la même apparence. Et pour que les gens aient l’impression de manger quelque chose de consistant, les Cordons-Bleus furent recouverts d’une chapelure molle et huileuse, de plus en plus épaisse.

Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de salir une poêle pour les préparer puisque les Cordons-Bleus peuvent être réchauffés directement au micro-onde !

Et pour les absorber, il suffit de ne pas penser à ce qu’on mange, en laissant par exemple la télévision allumée pour regarder le match de foot pendant le repas.  Quant aux enfants, la plupart mangent aujourd’hui des Cordons-Bleus depuis le plus jeune âge. N’ayant aucune idée de ce à quoi ressemblait le plat à l’origine, ils ne voient aucune raison d’être malheureux. »

Le 12/04/2021